24 mars 2006

Hervé Billaut - Salle Cortot - Jeudi 27 avril 2006


Robert Schumann
Arabeske op. 18
Davidsbündlertänze op. 6

Gabriel Fauré
Thème et Variations op. 73

Frédéric Chopin
Quatrième Ballade en fa mineur op. 52
Polonaise en la b majeur op. 53 « Héroïque »

Hervé Billaut

Après le succès, à La Roque d’Anthéron, des intégrales d’Iberia d’Albéniz en 2004 puis des Ballades de Chopin en 2005, le récital annuel d’Hervé Billaut à la Salle Cortot sera consacré au romantisme : sensible et passionné chez Schumann, intimiste et délicat chez Fauré, poétique et héroïque chez Chopin.


« Le son est chaud, le jeu intense, la fièvre maîtrisée, le rythme irrésistible. Le pianiste Hervé Billaut joue les quatre livres d’Iberia d’Albéniz avec un exceptionnel sens des couleurs et des contrastes. »
Le Monde de la Musique – Critique du concert donné à la Salle Cortot le 16 avril 2005


Jeudi 27 avril 2006 – 20 heures 30 / Salle Cortot

78, rue Cardinet - 75017 Paris - M° Malesherbes

Tarifs : 20 € / 10 €
Réservations : 01 42 62 96 31 ou musiqueenvol@yahoo.fr
Presse : 01 44 59 65 56 ou contact@espressivo.fr

19 mai 2005

HERVE BILLAUT


Hervé Billaut Posted by Hello

ACTUALITE

22 - 30 juillet 2005 :
Festival Musicalta, Rouffach (Alsace)
Masterclasses


Jeudi 11 août 2005 :
Festival de piano de la Roque d’Anthéron - Nuit du piano Chopin
Chopin : Prélude en ut dièse mineur opus 45
Chopin : Ballades n°1 en sol mineur opus 23 et n°2 en fa majeur opus 38
Chopin : Trois Mazurkas opus 59
Chopin : Ballades n°3 en la bémol majeur opus 47 et n°4 en fa mineur opus 52
Chopin : Valse brillante en la mineur opus 34 n°2
Chopin : Grande Valse en la bémol majeur opus 42


Samedi 13 août 2005 :
Monte Argentario (Italie) – CIMA Fondation Concertante
Jorge Chaminé, directeur artistique
Concert Chopin, Albéniz


Lundi 22 août 2005 :
Sète
concert Jacques Castérède


Mercredi 14 septembre 2005 :
" Piano aux Jacobins ", Toulouse
Concert privé de la Fondation BNP – Paribas


23 - 25 septembre 2005 : « Automne musical au château de Rochebonne » , Theizé en Beaujolais
Directeur artistique


Dimanche 25 septembre :
Vieille Eglise du château de Rochebonne
Concert à deux pianos avec le pianiste Franck Braley


Vendredi 7 octobre 2005 :
Eglise Saint Jean de Malte, Aix en Provence
Concert avec le clarinettiste Florent Héau.

26 avril 2005

Hervé Billaut dans le Journal Le Monde

Critique
"Iberia", liesse et incantation d'Isaac Albeniz
LE MONDE 25.04.05 14h04 • Mis à jour le 25.04.05 14h04
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Né en 1860 dans la province de Catalogne, mort en 1909, à Paris, où il s'était exilé après une vie faite de voyages entrepris dès sa onzième année, le compositeur espagnol Isaac Albeniz est un inconnu célèbre.
Inconnu, puisque l'on sait peu de chose de la totalité de son oeuvre et de la première partie de sa vie, faute de disposer d'une grande biographie en langue française.

Célèbre, puisqu'il ne doit pas exister un apprenti guitariste qui n'ait tenté de jouer Asturias dont, du reste, l'original est pour piano.
Comment Albeniz a-t-il pu, sortant du quasi-néant musical esthétique espagnol du XIXe siècle, créer avec Iberia, dont la composition s'est étalée pendant trois années, de 1906 à 1908, un langage aussi neuf, aussi complexe, tout en étant aussi facile d'accès pour l'auditeur ?
Iberia puise au fonds populaire ibérique marqué par l'influence arabo-andalouse et le flamenco pour imposer dès Evocacion, qui ouvre le cycle à la manière d'un prélude rêveur, une couleur rebelle à tout folklore et à toute grammaire.
Chacune des autres pièces, à l'exception de Lavapiès, porte le nom d'une ville, d'un quartier ou d'une danse andalous, voire d'une procession religieuse comme la violente et exaltante procession Corpus Christi en Sevilla, qui bouscule le clavier d'un bout à l'autre.
Exilé en France, comme Frédéric Chopin (1810-1849) en son temps, Albeniz a jeté ses souvenirs dans ces douze partitions avec une science qui universalise mélodies, harmonies, rythmes et formes. Toutes choses qui bouleverseront la musique française et la technique du piano. Olivier Messiaen s'en souviendra, et sa femme, Yvonne Loriod, jouera et enregistrera Iberia ­ - voilà maintenant près de cinquante ans.
Après Rosa Sabater, Leopoldo Querol, Alicia de Larrocha, dont les grands enregistrements sont hélas inaccessibles en France, après le non moins admirable disque de Rafael Orozco (Naïve), Hervé Billaud s'est attaqué à ce monument de la musique du XXe siècle.
Attaqué est le mot, car on ne joue pas cette musique en lecture à vue, même pour la déchiffrer ! Trop complexe à lire, à ordonner, à faire sonner dans les entrelacs compliqué des mélodies, des rythmes et de la polyphonie.
Billaud réussit ce tour de force avec une évidence qui se nourrit du brin de distance expressive qu'il faut pour mieux entrer dans la musique et la restituer avec une subtilité qui la laisse se déployer dans l'espace et le temps. Le talon y claque aussi bien que l'incantation s'y fait prière, que la liesse y explose.
2 SACD/CD Lyrinx 2217. Sur Internet : http://www.abeillemusique.com/.
Alain Lompech

23 avril 2005

Nouvelle actualité - Hervé Billaut à la Roque d'Anthéron

Le 11 août 2005, Hervé Billaut joue Chopin au festival de la Roque d'Anthéron!

Nuit Chopin au Festival de piano de la Roque d'Anthéron

Chopin : Prélude en ut dièse mineur opus 45
Chopin : Ballades n°1 en sol mineur opus 23 et n°2 en fa majeur opus 38
Chopin : Trois Mazurkas opus 59
Chopin : Ballades n°3 en la bémol majeur opus 47 et n°4 en fa mineur opus 52
Chopin : Valse brillante en la mineur opus 34 n°2
Chopin : Grande Valse en la bémol majeur opus 42

20 avril 2005

Hervé Billaut dans les média

Le disque d'Hervé Billaut chroniqué dans le journal "Le Monde":
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-642746,0.html

FRANCE MUSIQUES
"Un Mardi Idéal émission d'Arièle Butaux le 5 avril 2005
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-musiques/emissions/mardideal/archives.php?e_id=12

FRANCE INTER
"Carrefour de Lodéon" émission de Frédéric Lodéon le 12 avril 2005
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-inter01/emissions/lodeon/archives.php

Piano Bleu, Site des pianistes et des amateurs de piano:
http://www.pianobleu.com/herve_billaut.html

Abeille musique:
http://www.abeillemusique.com/

Le concours Long-Thibaud
http://www.concours-long-thibaud.org/actualites/

Le journal La-terrasse
http://www.journal-laterrasse.com/sommaire_classique.htm

22 février 2005

Après le succès rencontré par son disque édité chez Lyrinx (distribution abeillemusique.com) Hervé Billaut nous propose au piano, Iberia d’Isaac Albéniz, un véritable voyage musical rarement joué au concert dans son intégralité.

Ce récital évoquera le parcours d’un musicien exceptionnel, pianiste de génie qui a puisé aux sources de la musique populaire espagnole et en particulier du flamenco, pour composer à l'aube du XX° siècle l'un des chefs- d’œuvre du répertoire pianistique.

Alors qu’il passe les dernières années de sa vie en France, Albéniz offre à son pays un ultime hommage : "...cette Iberia de mes péchés...ces pages dans lesquelles j'ai mis mes cinq sens et l'autre, celui qui survient ou ne survient pas et qui toujours apparaît, s'il apparaît, d'une manière inconsciente."



CONTACT Presse : Gonzague COIFFET, 06 85 75 52 65 hervebillautenconcert@yahoo.fr

HERVE BILLAUT
Hervé Billaut est un pianiste aux multiples facettes : lauréat du Concours Marguerite Long, disciple privilégié de Leon Fleisher, invité du dernier festival de la Roque d’Anthéron, pianiste attitré des Ballets de Monte-Carlo , il enseigne également au Conservatoire national supérieur de musique de Paris et au CNR de Lyon.

Ce que dit la presse
" Le pianiste Hervé Billaut, musicien discret mais de premier rang, donne d’Iberia une lecture très intériorisée et d'une sensibilité frémissante. A écouter loin des hôtels bondés de touristes. Et pourquoi pas dans un paysage sauvage de l'Espagne secrète"
Olivier Bellamy – EPOK 07/08/2004

" La technique pianistique d'Hervé Billaut s'efface derrière cette conception tout intérieure de la musique d'Albeniz. Cette technique est pourtant supérieure et la sonorité, profonde, aux nuances très riches, mais on sait gré au pianiste de nous proposer un autre Albeniz que celui qu'on entend le plus souvent"
Jean Roy – Le monde de la musique 06/2004

13 février 2005

Herve Billaut, ou les mille vies d'un pianiste


Si Hervé Billaut se retournait aujourd’hui sur son parcours, il pourrait s’enorgueillir d’avoir déjà vécu de multiples existences, sans avoir perdu de temps. A quatorze ans, il quitte son Beaujolais natal pour étudier au Conservatoire de Paris auprès de Germaine Mounier et Jean Hubeau. A dix-neuf ans, son Baccalauréat scientifique en poche, ainsi que les plus hautes récompenses du CNSM et un Grand Prix Marguerite Long, il fait le tour du monde : au fil des escales du porte-hélicoptères Jeanne d’Arc sur lequel il effectue son service national, il donne des concerts dans les plus grandes métropoles.
Il faudrait alors citer les trente-cinq concertos inscrits à son répertoire, les orchestres qui l’ont invité, du National de France au Symphonique de Québec, les salles prestigieuses qui l’ont accueilli, de Pleyel au Teatro Real de Madrid en passant par le Théâtre des Champs-Elysées, ou encore les chefs en compagnie desquels il a joué, comme Gardiner ou Menuhin pour ne citer qu’eux. Au disque, sa récente intégrale d’Iberia d’Isaac Albéniz pour le label Lyrinx a reçu un accueil élogieux de la presse, et les invités du Pavé dans la mare sur France-Musiques lui ont décerné leur " coup de cœur " parmi d’autres versions prestigieuses. René Martin, enthousiasmé par ce double CD, l’invite alors au Festival de la Roque d’Anthéron pour y donner ce monument du piano.
Les ressources d’Hervé Billaut semblent inépuisables, et l’ont amené à développer d’autres formes d’expression musicale, comme le concert-lecture – il se plaît à établir un contact privilégié avec son public – ou le dialogue avec la danse : les Ballets de Monte-Carlo, avec lesquels il a effectué de nombreuses tournées, l’ont rapidement adopté comme soliste attitré, ce qui lui a valu de travailler, entre autres, avec les chorégraphes Jean-Christophe Maillot ou John Neumeier.
Doué d’une aisance technique déconcertante, Hervé Billaut, de par sa sensibilité à fleur de peau et son intelligence, a toujours su se remettre en question et enrichir sa réflexion de musicien grâce aux conseils de maîtres tels que Russel Sherman, Marie-Françoise Bucquet ou encore Leon Fleisher, dont il est l’un des disciples français privilégiés. Et si vous entendez ce dernier raconter : "J’ai un élève qui pilote des avions", c’est bien de Billaut dont il s’agit ! Notre pianiste a décidément de nombreuses cordes à son arc : fasciné par l’aéronautique depuis son enfance, il a passé son brevet de pilote privé ; amateur également de haute gastronomie, il aime à partager avec ses proches ses talents de cuisinier.
Cette générosité l’a naturellement amené à l’enseignement, véritable vocation pour lui. Il n’a pas tardé à devenir un professeur recherché : titulaire de sa classe au CNR de Lyon, il a également été l’assistant de Bruno Rigutto au CNSM de Paris, avant d’y être nommé professeur de pédagogie. Il s’attache ainsi à transmettre le flambeau aux pianistes-enseignants de demain.
C.William


Concours Internationaux et Mécénat:
Vercelli (1982 )
Epinal (1983)
Grand Prix Marguerite Long (1983)
Pretoria (1990)
Tokyo (1995)
Parrainage de BNP - Paribas
Lauréat de la Bourse Lavoisier du Ministère des Affaires étrangères
Lauréat de la Fondation Beracasa
Lauréat de la Fondation W. Kempff – Casa Orfeo

22 janvier 2005

Albéniz selon Hervé Billaut

Isaac Albéniz

Né en 1860 en Catalogne, Isaac Albéniz meurt en 1909 sur ce sol français où il avait choisi de s’établir en 1893 après une vie des plus aventureuses. Enfant prodige, il donne son premier récital à quatre ans à Barcelone et s’échappe dès l’adolescence du foyer familial pour vivre ce qu’il pressent déjà être sa véritable vocation. Dès lors, son existence sera très mouvementée, placée sous le signe des voyages dans des conditions matérielles parfois difficiles, mais il sera rapidement reconnu comme l’un des pianistes les plus extraordinaires de son temps.Influencé par Franz Liszt dont il était un fervent admirateur, il recueille également l’expérience du musicologue espagnol Felipe Pedrell qu’il rencontre vers l’âge de vingt ans. Cette double influence explique sans doute comment Albéniz, héritier de la grande tradition du piano romantique, va peu à peu puiser son inspiration aux racines de la musique espagnole, dans ses traditions les plus diverses.

Les tableaux pittoresques de la Suite Espagnole, publiée en 1884, reflètent déjà cette quête dans la mesure où ces miniatures, empreintes de musique populaire, annoncent à bien des égards le chef-d’œuvre que sera Iberia. C’est le cas de Sevilla, évocation ensoleillée de la danse emblématique de cette ville, la Sevillana, dans laquelle alternent refrains aux rythmes caractéristiques et couplets inspirés par les improvisations flamencas. Ces " saetas " appartiennent à la forme la plus profonde et grave du chant flamenco, le " cante jondo " que l’on retrouvera dans le cycle Iberia. Si l’évocation de l’Espagne peut sembler aujourd’hui quelque peu superficielle dans certaines de ces pièces, d’autres, comme Granada, Cádiz, Asturias ou Aragon sont particulièrement réussies et connaissent auprès du public un succès jamais démenti.

Cependant, le monument qui va consacrer Albéniz comme l’un des grands compositeurs du XXe siècle ne sera écrit qu’une vingtaine d’années après, alors que le musicien ressent plus que jamais la séparation physique d’avec l’Espagne. Cet exil volontaire en France lui permet de transcender l’essence musicale de son pays natal, et plus spécialement de l’Andalousie, auxquels il rend un ultime hommage.

Soutenu et encouragé par ses amis musiciens, Chausson, Dukas, Fauré, Debussy sans oublier son maître Vincent d’Indy, Albéniz compose Iberia entre 1906 et 1908. La suite comporte douze pièces regroupées en quatre cahiers et toutes, à l’exception d’Evocación et Lavapiés, font référence à des lieux, quartiers ou danses d’Andalousie. Pour autant, Albéniz ne nous propose pas des cartes postales musicales pour touristes en mal de folklore mais nous plonge dans une Espagne authentique tour à tour tendre et sévère, voluptueuse et incisive, mélancolique et piquante qui s’offre à nous comme un véritable testament musical. La profusion et la précision des indications sur le manuscrit révèlent d’ailleurs sa volonté de laisser aux futurs musiciens un héritage capital. Jouer Iberia exige donc de l’interprète un engagement spécifique pour chaque pièce, afin d’habiter et de recréer l’univers sonore imaginé par le compositeur. Avec El Polo, Albéniz nous renvoie au plus profond de l’âme gitane, vers le drame et le désespoir, lorsqu'il note : " toujours dans l’esprit du sanglot ".

Mais, en véritable Espagnol, il sait aussi mêler le rire et les larmes en nous rappelant, avec un humour (quelque peu ironique ?) caractéristique : " El Polo est une chanson et danse andalouses, et n’a rien à voir avec le sport qui porte le même nom ". Sa correspondance, où éclate l’exubérante générosité qui a tant touché ses contemporains, est une autre source pour saisir l’esprit de cette partition : " J’ai terminé pour Iberia une œuvre sentimentale et tapageuse, épique et bruyante qui est guitare, soleil et poux.

Mais j’ai su – selon Paul Dukas – auréoler El Albaicín, c’est ainsi qu’elle s’appelle, de beaucoup de tendresse, une tendresse élégante ". Les lettres au pianiste catalan Joaquin Malats sont aussi révélatrices : " Concernant Navarra, j’ai la douleur de t’annoncer qu’elle ne fera pas partie du quatrième cahier d’Iberia, le style en est trop insolemment populaire… c’est une œuvre de "ronflardise" ! " (en français dans le texte). " Lavapiés va être une merveille même si je considère cette œuvre d’une difficulté si extrême que je crains que personne ne puisse la jouer, sauf toi ".
Car Iberia n’est pas seulement une vision sublimée de l’Espagne, elle ouvre des perspectives nouvelles vers une technique pianistique transcendante au service d’un langage musical audacieux. De ce fait, elle continue d’influencer nombre de compositeurs contemporains. Son aura possède quelque chose de mystérieux et envoûtant qui fait penser au duende. Cet état de grâce, ce frisson extatique communiqué par les grands artistes de flamenco, Albéniz l’évoque sans doute dans une autre lettre à Joaquin Malats : " Cette Iberia de mes péchés, je l’ai écrite pour toi… ces pages dans lesquelles j’ai mis mes cinq sens et "l’autre", celui qui survient ou ne survient pas et qui toujours apparaît, s’il apparaît, d’une manière inconsciente ".

Hervé Billaut